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Groupe belge de la Fédération anarchiste

Kurt Gustav Wilckens. L'attentat d'un anarchiste pacifiste

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Le 17 juin 1923 décédait Kurt Gustav Wilckens, né le 3 novembre 1886 à Bad-Bramstedt (nord de l'Allemagne). Militant anarchiste pacifiste, il est l'auteur de l'attentat contre le lieutenant-colonel Varela, l'officier responsable de l'exécution de 1500 ouvriers de la Patagonie rebelle.

On vous raconte tout ça dans ce petit clip, réalisé par nos soins !

Groupe Ici & Maintenant (Belgique), de la Fédération anarchiste


Classé dans : Mémorables Mots-clés : Kurt, Wilckens, anarchiste, pacifiste, Patagonie, rebelle, Varela, attentat, vindicador

La révolte sociale du 18 mars 1886 à Liège

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Entre 1881 et 1885, en Belgique, le mouvement anarchiste connaît une période d’activités composée de hauts et de bas. Si le foyer actif est principalement concentré sur Bruxelles dans un premier temps, c’est lors de la commémoration de la Commune de Paris, en 1886, que le centre de gravité de l’action anarchiste va se déplacer de manière spectaculaire, vers Liège.

La Wallonie, dans le dernier quart du 19ème siècle, constitue la partie la plus industrialisée et la plus prospère du jeune royaume de Belgique. Le pays compte d’ailleurs parmi les nations les plus avancées en matière de développement du capitalisme industriel. Le suffrage universel n’existe pas, c’est le suffrage censitaire qui prévaut (116 000 « repus » contre 5 à 6 millions « d’esclaves »). Quelques ébauches de protection sociale ont vu le jour, fruit des revendications et de l’organisation de la contestation au sein du monde ouvrier. Les classes dirigeantes entretiennent l’illusion d’un climat social apaisé. Les anarchistes, considérés comme des agitateurs et soupçonnés de complot contre l’État, sont dans le viseur des dirigeants.

Au cours de l’année 1885, la répression a posé sa grosse patte sur le mouvement anarchiste, du côté de Bruxelles. Une descente de police de grande envergure a eu lieu au mois de juillet, rue Notre-Seigneur, très disproportionnée eu égard aux résultats. On ne découvre pratiquement rien qui démontre une menace émanant des milieux anarchistes contre la Sûreté de l’État. N’empêche, plusieurs anarchistes étrangers sont expulsés, déforçant ainsi le mouvement dans la capitale belge. Les animateurs bruxellois dudit mouvement, Monier, Govaerts, Stuyck, Wysmans, entre autres, commencent à tourner leurs regards vers la Wallonie.

Le 10 janvier 1886, un meeting se tient à Liège. Il est organisé par le groupe anarchiste liégeois, à l’instigation d’Edouard Wagener, Jean-Joseph Rutters et François Billen. Wagener a un passé de révolutionnaire déjà chargé. Admirateur de Bakounine, il a été sous-officier mais rétrogradé il finit par quitter l’armée. Tour à tour négociant, commissionnaire, fabricant de chaise, on le retrouve cabaretier en 1881, au Rivage à Herstal, une ville du bassin industriel liégeois. La même année, il prend la présidence de la fédération liégeoise de l’AIT, répondant au doux nom des « Va-nus-pieds ». Il semble faire partie des quelques uns qui lancent, au début de l’année 1886, le Cercle des anarchistes de Liège. Débuts en fanfare pour le groupe liégeois, qui organise le 10 janvier un premier meeting : « Pourquoi nous sommes révolutionnaires, pourquoi nous sommes anarchistes ». En février, le groupe annonce qu’il va organiser des réunions hebdomadaires. Dans la foulée, des groupes se constituent dans les villes de Tilleur, Jemeppe et Flémalle, toujours le long du bassin mosan. Verviers, la « ville lainière », non loin de Liège, est dotée d’une implantation anarchiste plus ancienne, notamment autour du cercle « L’étincelle ». Bruxellois et Verviétois soutiennent leurs compagnons liégeois en envoyant des orateurs prendre la parole lors des meetings.

Peu avant le 18 mars 1886, le groupe des Liégeois annonce l’organisation d’un défilé suivi d’un grand rassemblement, à l’occasion des 15 ans de la Commune de Paris. L’appel est signé des noms de Rutters et Billen. Il est placardé sur les murs et l’on y lit : « Continuerons-nous à laisser nos femmes et nos enfants sans pain quand les magasins regorgent des richesses que nous avons créées ? Laisserons-nous éternellement la classe bourgeoise jouir de tous les droits ? » Pour autant, les anarchistes craignent que leur initiative ne rencontre guère de succès, au point qu’ils prévoient d’emblée un « plan B » si les participants ne se pressent pas au portillon… Les autorités communales, de leur côté, ne prennent guère au sérieux ce qu’ils considèrent comme les rodomontades de quelques factieux isolés. Aussi le dispositif policier prévu par le bourgmestre-sénateur Julien d’Andrimont est-il relativement modeste.

Le 18 mars au soir, ô surprise… la place Saint-Lambert, au cœur de la cité ardente (Liège) est noire de monde. Deux à trois mille manifestants se sont rassemblés, des hommes, des femmes, des enfants, mineurs, ouvriers, venus de Liège et des alentours, de Verviers, mais aussi des Flamands, des Allemands… Il y a de la fièvre révolutionnaire dans l’air. Le peuple est en colère, car la crise est sévère. Les possédants se plaignent, pourtant ce sont tous ces « meurt-de-faim » qui en subissent les conséquences : les journées de treize heures sont leur lot et la paye diminue régulièrement. L’hiver est rude cette année là et le spectre du chômage hante les rangs ouvriers. Le défilé doit conduire le cortège jusqu’à la place Delcourt, en Outremeuse, au Café Le National, où les orateurs doivent prendre la parole. Sur le trajet, les chants fusent, on entend des « Vive la révolution », des « Morts aux bourgeois », des « Vive l’anarchie ». Autant dire que la température monte d’un cran en passant devant les vitrines des quartiers chics. Wagener se hisse sur les épaules d’un compagnon et harangue la foule : « Qui a produit ces richesses ? C’est vous, c’est l’ouvrier ! Vous les faites et vous n’en jouissez pas ! Vous mourez de faim avec vos femmes et vos enfants et vous laissez là toutes ces richesses... C’est que vous êtes des lâches ! » C’est l’étincelle qu’il faut pour mettre le feu aux poudres. Des vitrines sont brisées, on assiste à des scènes de pillage.

Pendant ce temps, le bourgmestre est en train de se taper des huîtres au cours d’une réception donnée en l’honneur du musicien Franz Liszt. Bientôt, les agapes sont interrompues par le tumulte d’une foule en colère qui s’est massée devant l’Hôtel de Ville. Un peu partout en ville, des foyers insurrectionnels inquiètent les bons bourgeois. Les autorités font intervenir en catastrophe un bataillon de gendarmerie tenu en réserve. Quarante-sept arrestations vont clôturer ce premier spasme insurrectionnel. Wagener lui-même, rentré tranquillement chez lui en train vers 22 heures, est arrêté le lendemain au saut du lit. Le surlendemain, le calme est revenu dans la cité ardente.

Il semble bien que la caste des possédants ait été incapable de détecter la capacité d’initiative des masses populaires. Le plus flagrant indice se fait jour si l’on considère que les quelques anarchistes organisés seront eux-mêmes pris de court par la tournure des événements et n’auront pas réussi à tirer parti de ce vent de révolte. C’est l’avis de l’anarchiste allemand Johann Neve, qui séjourne dans la région à la même période : « Je vous assure, écrit-il à Victor Dave, que s’il y avait eu un homme intelligent à cette manifestation, les insurgés auraient été les maîtres de la situation en deux heures de temps et les choses auraient pris une autre tournure. » Entre échauffourée et insurrection, les événements ont un avant-goût de révolution sociale manquée. Si ce n’est que la colère s’étend et déborde les limites de la ville de Liège proprement dites.

En effet, à quelques kilomètres de Liège, à Seraing, des tensions se sont élevées entre les mineurs et la direction du charbonnage de la Concorde (Jemeppe). Les mineurs - les houilleurs - entrent en action le lendemain de l’émeute liégeoise, sans lien direct d’organisation avec elle. Des tracts anarchistes sont diffusés le 19 mars et, dans un premier temps, la situation reste calme. Le lendemain, en revanche, c’est jour de paye et les houilleurs cessent le travail, de Tilleur à Flémalle sur la rive gauche de la Meuse, et d’Ougrée à Seraing sur la rive droite. Les revendications tiennent en peu de mots : augmentation des salaires, réduction du temps de travail et amélioration des conditions de travail. Eu égard aux événements de l’avant-veille à Liège, du côté des autorités, on est échaudé ! Le couvre-feu est instauré dès le 20 mars. Le dispositif mobilisé est considérable. En plus des forces de gendarmerie, le gouverneur provincial sollicite l’envoi de troupes : bataillons et escadrons convergent vers le bassin houiller. Les bords de la Meuse fourmillent de bonnets de gendarmes à poil (ou de bonnets à poil de gendarmes, sur ce point, les avis divergent)... C’est un véritable état de siège ! Dans un tel climat, les tensions montent. Des petites échauffourées éclatent, des bris de vitrine, des dégradations de biens matériels. Finalement, les premiers coups de feu sont tirés par la troupe et les premiers blessés tombent.

« La grève au pays de Liège eut la violence, mais aussi la courte durée d’une bourrasque », dira l’historien Van Kalken. C’est que la répression allait s’avérer très dure, en termes de peines de prison. La grève constitue toujours à cette époque une action illégale. Une quarantaine de prévenus se retrouvent condamnés, dès le 24 mars, à des peines allant de quatre à seize mois, pour avoir pris part à « l’affaire des anarchistes du 18 ». C’est sans doute aussi le manque de ressources des grévistes qui eut raison de leur entreprise. Sur les revendications des ouvriers, comme il se doit, les patrons des charbonnages vont par ailleurs demeurer inflexibles.

Au premier regard, il s’agit d’une série d’émeutes à caractère insurrectionnel et de grèves ne répondant à aucune stratégie concertée. Les événements n’ont a priori aucun lien entre eux. Mais si l’on considère les choses du côté des détenteurs de la violence légale, gouvernants et possédants furent prompts à mobiliser des moyens impressionnants, lorsqu’ils prendront la mesure de ce qui menaçait de se dérouler. On peut bien parler d’une « grande peur » de la bourgeoisie d’affaire en 1886… et du moment où le monde ouvrier, en Wallonie, prend conscience de sa capacité à transformer ses conditions de vie et de travail en résistant à l’oppression. L’épisode liégeois constitue le premier acte d’une pièce dont les suivants allaient se dérouler un peu plus à l’ouest, à Roux, notamment, du côté de Charleroi.



Ici & Maintenant en 2020, c’était…

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Crise sanitaire ou pas, c’était déjà la crise sociale avant, ça sera encore la crise après. Enfin, après… On commence à écrire des trucs qui fichent les chocottes, d’ailleurs, du genre « s’il y a un après... » T’imagines ? Une société où les gens continuent à bosser, à l’baraque ou à l’usine, mais où y a pratiquement plus aucun loisir collectif à part le shopping (c’est ce qu’ils disent, hein !…), où tu dois compter sur les doigts d’une main le nombre de gens que tu peux convier sous ton toit, où les mesures antisociales se multiplient mais où t’as plus la possibilité de manifester, où on aurait un couvre-feu à 18h, 20h ou 22h, selon les pays… Dystopique, non ?

Alors en 2020, malgré les freins qui s’imposent à la militance, le groupe Ici & Maintenant a quand-même un peu remué les orteils :

  • 4 réunions de groupe

  • 1 déplacement d’un membre du groupe à la ZAD d’Arlon

  • Présence et soutien solidaire aux travailleurs et travailleuses en grève de Makro

  • Soutien solidaire aux travailleurs et travailleuses en grève de Carrefour Market

  • Participation à la manifestation de la Santé en lutte

  • Soutien à Georges Abdallah

  • Participation au rassemblement de soutien aux 17 syndicalistes condamnés (Charleroi)

  • Rassemblement contre les violences policières et les dérives fascisantes et xénophobes (Charleroi)


Signataire de :

  • Justice 4 Mawda

  • Stand Up (contre l’extrême-droite criminelle)

  • Carte blanche Stop à la criminalisation des militant.e.s contre les violences policières (initiative de Gauche anticapitaliste)


Publications du site : 24, dont :

  • Communiqués Ici & Maintenant + articles : 19

  • Communiqués Relations Extérieures de la FA : 5


Plusieurs articles et communiqués relayés dans le Monde libertaire papier et en ligne (œuvre de la Fédération anarchiste)

1 membre du groupe mandaté au Comité de rédaction du Monde libertaire


Pour 2021, on a encore des idées. Prends contact si ça t’intéresse. Faut pas avoir peur. On ne pose plus de bombes depuis longtemps et le couteau entre les dents, c’est juste pour jouer les costauds. Mais en vrai, on est des gentils garçons et des gentilles filles ! Ça n’empêche pas qu’on veuille faire la révolution, et pas juste pour rire.


Groupe Ici & Maintenant (Belgique) de la Fédération anarchiste

Communiqué des Relations extérieures de la Fédération anarchiste. - Un professeur est mort, encore.

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Le 18 octobre 2020 - En France, Samuel Paty est mort, parce que professeur, parce qu'il faisait son métier, parce qu'il a tenté d'amener l'esprit critique aux enfants dont il avait la charge. Notre soutien se porte vers ses proches et ceux qui le connaissaient.

Son assassin l'a décapité au nom d'une idéologie qui, dans bien des endroits du monde, s'en prend à tout ce qui ouvre les humains à plus de liberté : les écoles et ceux qui œuvrent à apporter le savoir, les militants pour la sécularisation des religions, les militantes pour l'égalité femmes-homme, etc...

Ce n'est pas le premier professeur, dans le monde, qui tombe au nom de l’idéologie de l'islam politique. Ces réactionnaires tentent d'imposer par la peur, par l'autocensure, leur vision du monde basée sur une lecture rigoriste d'un livre, et dans leur cas qu'ils pensent saint. Tous les tenants de ces idéologies réactionnaires mortifères, d'où qu'elles viennent, savent qu'ils trouveront des soldats, parfois simplement en s'appuyant sur les plus déclassés par notre société, en attisant pour leur dessein les haines et les identitarismes.

Il ne suffira pas de faire la chasse à leurs idées. Encore moins d'amalgamer comme, ils en rêvent, tous les croyants d'une religion en un grand ensemble belliqueux. Il faut leur couper l'herbe sous le pied !

Pour nous anarchistes, cela ne pourra se faire que par l'émergence d'une société réellement égalitaire, libre, où chacun et chacune aura sa place en tant qu'individu.e. Il faut aussi soutenir les luttes pour la sécularisation des religions dans le monde, à minima. Et nous, anarchistes, souhaitons, luttons pour la disparition à terme des religions et superstitions, l'abolition des frontières, des classes et faire vivre l'entraide à l'échelle du globe. Les États et leurs guerres, les Religions et le Capitalisme se nourrissent les uns les autres au détriment des Libertés.

Nous ne pouvons pas nous contenter d'une simple condamnation sans imaginer et commencer à mettre en œuvre les changements de société nécessaires à la disparition des carcans qui nous enferment.

Nous ne pouvons nous contenter de compter les morts, d'une pseudo «unité nationale» et de retourner au silence.

Nous le devons à toutes celles et ceux intimidé.e.s, malmené.e.s, tué.e.s au nom de la réaction et l'envie d'imposer une vision rétrograde de la société, d'où que cela vienne.

Ni Dieu, ni maître, ni État, ni patron.


Les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Communiqué - Soutien du groupe Ici et maintenant (Belgique) de la Fédération anarchiste à la Zablière - ZAD d’Arlon

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La préservation d’un écosystème spécifique dépasse largement des enjeux de protection de la nature, même si, en soi, le respect de l’environnement et des biodiversités végétales et animales constitue une motivation suffisante. En périphérie de la ville d’Arlon, dans le sud du pays, c’est bel et bien deux conceptions du monde qui s’affrontent. La sablière de Schoppach est ainsi menacée par un processus de bétonisation et d’artificialisation des sols, alors que cette zone a été répertoriée comme “zone de grand intérêt biologique” par la Région Wallonne en raison des nombreuses espèces qui y ont trouvé refuge, dont l’hirondelle des rivages, le triton crêté, deux espèces de papillons menacées et plusieurs plantes protégées. L’anéantissement de ce lieu n’en a pas moins été programmé afin de bâtir un zoning pour PME comprenant, ateliers, bureaux et parkings, depuis son rachat auprès de la commune par l’inter-communale IDELUX-AIVE. Les priorités opposées montrent bien qu’il ne peut plus y avoir de compromis possible avec les partisans de la croissance, en faveur d’une “zone de grand intérêt économique”, ou d’un développement prétendument durable. Car c’est d’abord le capitalisme qu’il convient d’éradiquer, ainsi que sa logique invasive de dévoration et d’accaparement. Comme on peut le lire dans la Motion de soutien adoptée au 61ème congrès de la Fédération anarchiste réuni à Rennes les 29, 30 et 31 mai 2004 (“Du développement à la décroissance”) :

Si aucune société n’est écologiquement innocente, c’est-à-dire si le développement de l’humanité s’accompagne toujours d’une transformation du milieu, c’est bien la course au profit, à l’accumulation, avec la création continue de besoins artificiels, qui produit une accélération fulgurante de la dégradation des écosystèmes. Le préalable à la mise en œuvre de cette décroissance est donc la disparition du capitalisme.”

La démocratie représentative montre ici encore ses limites et révèle, à Arlon, comme en d’autres lieux, les arrangements entre les pouvoirs civils et les intérêts financiers. Les pétitions et interpellations locales n’ont reçu aucune suite (tout comme, rappelons-le, la consultation populaire en faveur de la sauvegarde du parc Léopold à Namur). Le processus soi-disant démocratique qui assure l’exercice du pouvoir aujourd’hui ne représente ni plus ni moins qu’un dispositif destiné à préserver les intérêts des classes dominantes, des nantis et des puissants. Reprenons les termes de la Motion de soutien adoptée au 61ème congrès de la Fédération anarchiste réuni à Rennes les 29, 30 et 31 mai 2004 :

La deuxième condition [à la mise en oeuvre de la décroissance] est la suppression de l’État, dans la mesure où cette dynamique capitaliste ne s’accélère qu’avec la collaboration des différents gouvernements : multiples subventions, mise en place d’infrastructures, prise en charge par la puissance publique de la formation, de la recherche, des coûts environnementaux, des pertes financières, cadre juridique sur mesure.”

Face à ces diktats, c’est l’action directe qui laisse place aux tractations et négociations : une ZAD a pris place dans la forêt le 26 octobre 2019 pour une durée indéterminée. “Au travers de cette occupation, c’est la  sauvegarde de la Sablière, mais également l’arrêt de l’artificialisation massive des sols et l’accaparement des territoires à des fins privées, en Belgique et dans le monde qui est en jeu”, affirment les compagnons et compagnonnes rassemblées à Schoppach en ce lieu désormais rebaptisé “la Zablière”.

Le groupe belge de la Fédération,anarchiste “Ici et maintenant” se joint donc à cette manifestation légitime de solidarité avec tous les autres lieux et luttes de territoire qui agissent  contre la destruction des écosystèmes et qui articulent enjeux sociaux et écologiques.

Groupe Ici et maintenant

Fédération anarchiste




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