Ici et maintenant

Groupe belge de la Fédération anarchiste

Sécurité globale : au-delà de l'article 24

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Par solidarité avec nos compagnons et compagnonnes de France, mobilisées contre la Loi Sécurité Globale, le groupe Ici & Maintenant relaye le dernier communiqué des Relations extérieures de la Fédération Anarchiste. Ne nous y trompons pas. Ce qui se passe en France est aussi notre lutte, car des enjeux similaires se jouent sur le territoire de la Belgique. Nous aussi, nous affirmons : c’est tout le climat sécuritaire et policier qui se met en place qu’il faut abattre !

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Justice ?

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Adil, Mawda, Mehdi… criminalisation de la contestation... c’est «eux» et « nous ». Le prolétariat rebelle et les flics. Les quartiers populaires et la dictature bourgeoise.

Les patrons continuent à bénéficier des mesures de soutien (plans de relance européen et plans régionaux), des dérogations à la réglementation sociale mises en place sous prétexte d’épidémie, tandis que les licenciements se multiplient.

Pour se défendre contre les capitalistes et leur État nous ne pouvons pas compter sur l’État qui avec ses lois, ses juges et ses policiers, est au service des riches, nos ennemis de classe.

Justice4Mawda

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A Mons, les 23 et 24 novembre prochains, le tribunal correctionnel devra juger des faits remontant au mois de mai 2018. A cette période, un gouvernement, dont le secrétaire d’état à l’asile et à la migration ne cachait pas ses sympathies pour les idées xénophobes, avait appelé les forces de l’ordre à un renforcement de la lutte contre l’immigration dite illégale. Les bons chiens de garde de service ne se sont pas privés de prendre au mot les consignes de leurs maimaîtres. Un minibus chargé d’une trentaine de migrants, une course-poursuite, un policier qui fait feu… La balle « perdue » vient toucher à la tête une fillette kurde de deux ans. Elle décédera peu de temps après. Le tribunal montois va devoir désigner les responsabilités de cette série d’actes qui ont conduit à la mort d’une enfant.


Dans la nuit du 16 au 17 mai 2018, Mawda, une fillette de deux ans, trouve la mort dans des circonstances à la fois lamentables et révoltantes. Elle a pris une balle, tirée par un policier, lors d’une course poursuite entre des véhicules de police et un minibus, sur l'autoroute près de Mons. Mawda, petite fille kurde, fuyait avec sa famille les violences de son pays. Le minibus, piloté par un passeur, transportait une trentaine de personnes migrantes, dites « illégales », à la recherche d’un endroit où vivre en paix. Les parents de Mawda, arrêtés et embarqués par la flicaille, ne pourront pas l’accompagner dans l’ambulance où elle mourra un peu plus tard.


Après les faits, les mensonges. Révoltants, immondes. Lorsque l'examen médical a déterminé que la fillette était morte d'une balle, d'autres mensonges ont suivis. Les réfugiés auraient tiré également, ou se seraient servi de la fillette comme bouclier humain…


Contentons-nous des faits. Une balle a été tirée par un policier et c'est cette balle qui a tué Mawda. L'enquête a permis de déterminer la vérité des circonstances. Au centre de cet embrouillamini, ce qui ressort, dans la lumière brute, c’est la mort d’une enfant de deux ans. Et c’est aussi la tristesse épouvantable de ses parents.


Le procès qui aura lieu à Mons les 23 et 24 novembre prochains va devoir déterminer les responsabilités des uns et des autres. L'officier est jugé avec le conducteur de la camionnette, ainsi qu’un présumé passeur. Le policier est jugé pour homicide involontaire. Comment justifier l’acte d’un policier qui sort son arme, la charge, vise un van transportant trente occupants, puis appuie sur la détente ? Cela n’a rien d’involontaire.


#Justice4Mawda

Nous sommes nombreux·ses à réclamer la justice pour Mawda, autrement dit : que le policier soit condamné pour ses actes. Que tous les mensonges et manipulations de la police et du parquet soient dénoncés et punis. Enfin, que la responsabilité écrasante du gouvernement belge et de sa politique migratoire soit exposée, dénoncée et condamnée.


Mawda est, bien malgré elle, devenue un symbole de lutte et de résistance : contre les violences policières, contre les violences d’état contre les personnes migrantes, contre le racisme ordinaire entretenu par une politique sécuritaire et aussi pour une société plus juste, plus libre et plus fraternelle, sans clivages ni frontières.


Groupe Ici & Maintenant (Belgique) de la Fédération anarchiste


En guise de souvenir, le groupe Ici & Maintenant partage ci-dessous un texte de l’artiste Jo Hubert, qui forme un diptyque avec l’œuvre présentée en illustration.


EXIL

Le mot exil sable l’œsophage, racle la gorge, laisse la bouche en sang.
Coincé dans le gosier, il ne franchira pas le mur-frontière de l'épiglotte. Jamais il n'atteindra le refuge utopique, atypique et dyspeptique hérissé de barrières par "ceux d'ici". L'exil aux relents de défaite a des airs de sens interdits.

Quémander, l'exilé n'en a pas l'estomac.
Il n'a que le cœur au ventre et le ventre à la rage de fuir le carnage, les ravages, le servage, le malheur d'être né là-bas, sur des terres trop disputées, mal irriguées, aux minerais convoités, aux minarets conspués. La haine est dure à digérer.

L'exilé perd ses billes, ses quilles et ses béquilles, son droit de revenir, la chance de l'oubli.

Jo Hubert


Texte & collage sur encre de Chine et encre blanche de calligraphie


Josiane (Jo) Hubert a fréquenté l'Ecole des Arts d'Anderlecht (section peinture), de 1991 à 1995. Elle a exposé en groupe, en duo ou en solo à Charleroi, Bruxelles, Nivelles, Mons, Les Bons Villers, Florennes, Euskirchen (Allemagne) … Pendant de nombreuses années, Jo Hubert a animé des ateliers d'écriture (entre autres pour des demandeurs d'asile). Elle a illustré « Fondus au Noir » de Jacqueline Fischer (Ed. Rougier) et a signé le frontispice de « Ce soir c'est relâche » de Marc Menu (Ed. Taillis-Pré). Elle est également l'auteure de quelques livres, dont « Chambre d'échos » (Ed. Rougier), « La mort est un coureur de fond » (Ed. Crocs électriques) et, dernièrement, « Assis ! » (Ed. Cactus inébranlable).


La police a encore tué, cette fois aux Etats-Unis - Communiqué Rint - RE de la Fédération anarchiste

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Le meurtre policier perpétré contre Georges Floyd le 25 mai 2020 est une illustration terrible des actions de la police de par le monde. Le permis de tuer entre leurs mains est régulièrement mis en pratique contre les plus pauvres, les plus stigmatisés.

Mais les choses changent : aujourd'hui, les populations peuvent filmer, et même en direct ces horreurs. C'est d'ailleurs le cas de la mort de Geoges Floyd qui entraîne du coup un soulèvement énorme aux USA.

N'arrêtons pas de filmer, de documenter et de dénoncer les exactions de la police ! Il est important de rappeler que la police se sert des même "techniques" en France, en Belgique, et que de nombreuses personnes sont décédé.es suite à des contrôles durant le confinement et avant. Comment ne pas relier le meurtre de Georges Floyd à la mort d'Adama Traoré, victime de la technique du placage ventral ? Depuis toujours la police ne sert qu'à protéger le Capital, l’État, les Bourgeois et les Possédants et à écraser toute contestation qu'elle vienne de manifestations, des quartiers populaires ou des mouvements sociaux et syndicaux.

La Fédération anarchiste tient à apporter son soutien aux manifestants et dénonce les violences policières qui sont en cours partout dans le monde (États-Unis, Chili, Hong Kong, France, ...).

Nous devons nous passer de la police ! Nous devons repenser notre société pour qu'un corps d’État ne puisse plus jamais avoir la légitimité de tuer et être couvert.


Les Relations Internationales et les Relations Extérieures de la Fédération Anarchiste

Ce qui se prépare en Grèce nous inquiète au plus haut point

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Nous sommes inquiets pour nos camarades grecs.

Nous sommes inquiets à la pensée que le nouveau premier ministre Kyriakos Mitsotakis ait décidé d'inaugurer son mandat en frappant un grand coup contre les « anarchistes » et les « cagoulés ».

Nous sommes inquiets de tous ces policiers présents aux alentours du quartier rebelle et solidaire d'Exarcheia.

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