Ici et maintenant

Groupe belge de la Fédération anarchiste

8 mars, et après ?

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La plupart des groupes et individuel.le.s de la Fédération Anarchiste vont participer au 8 mars, journée internationale de lutte pour les droits des Femmes. Même si le Capital et les réactionnaires, souvent de paire d'ailleurs, tentent de faire de cette journée une sorte de « journée de la femme », jour où il faudrait se comporter avec les personnes se reconnaissant dans le genre féminin comme vis à vis de bébés renards, avant de leur arracher la peau à vif quelques jours plus tard pour faire un manteau.

Car c'est bien là tout le problème : une journée sur une année ne sera jamais suffisante ! Le combat contre le sexisme, le patriarcat et en fait les positions de pouvoir ne peut pas se résumer à une journée de lutte, fut-elle bien préparée. C'est un combat de longue haleine qui doit être mené, sans faiblir, sans renoncement et sans illusion aussi quant à sa durée. Oui on avance mais clairement pas assez vite.

Nous ne ferons pas dans ce communiqué une litanie de chiffres des violences subies, ils sont aujourd'hui connus. La parole des Femmes dans le monde se libère, et c'est une très bonne chose. Même s'il ne faut pas sous estimer que souvent, cette parole libérée l'est dans les couches de la société la plus aisée, laissant encore dans l'ombre les plus démunies. Mais cela ne suffira pas, et nous le savons. Dire n'est pas agir. Compatir n'est pas changer.

Il va falloir s'attaquer à tout ce qui oppresse les Femmes, à tout ce qui tend dans notre société à rendre central le genre masculin. Familles, États, Religions, Éducations, Salariats, Cultures, Traditions, Représentations, Injonctions... Etc... Etc...

Nous, membres de la Fédération Anarchiste, savons qu'un simple aménagement de la société actuelle ne suffira pas, que si l'égalité est à viser, elle ne passera pas par la simple féminisation de l'existant mais bien par la destruction des carcans pour construire une nouvelle société.

Alors le 8 mars, agissons ! Mais après, continuons ! Ni Dieu, ni maître, ni mari, ni patron !



Relations extérieures de la Fédération Anarchiste
Communiqué du 06 mars 2020

Assistant social, pas flic !

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Le CVTS (Comité de Vigilance en Travail Social) a réagi au recrutement d'Assistants sociaux pour faire partie des escortes de personnes étrangères expulsées de force du territoire. Il a envoyé un courrier à toutes les écoles sociales dénonçant ce pas de plus vers la confusion des genres et appelant les écoles à ne pas envoyer de stagiaires pour effectuer ce type de missions opposées au code de déontologie du travail social. Le groupe Ici et maintenant de la Fédération anarchiste soutient cet appel, afin de faire barrage à l’hégémonie croissante de la société du contrôle et du flicage.


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Communiqué - Soutien du groupe Ici et maintenant (Belgique) de la Fédération anarchiste à la Zablière - ZAD d’Arlon

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La préservation d’un écosystème spécifique dépasse largement des enjeux de protection de la nature, même si, en soi, le respect de l’environnement et des biodiversités végétales et animales constitue une motivation suffisante. En périphérie de la ville d’Arlon, dans le sud du pays, c’est bel et bien deux conceptions du monde qui s’affrontent. La sablière de Schoppach est ainsi menacée par un processus de bétonisation et d’artificialisation des sols, alors que cette zone a été répertoriée comme “zone de grand intérêt biologique” par la Région Wallonne en raison des nombreuses espèces qui y ont trouvé refuge, dont l’hirondelle des rivages, le triton crêté, deux espèces de papillons menacées et plusieurs plantes protégées. L’anéantissement de ce lieu n’en a pas moins été programmé afin de bâtir un zoning pour PME comprenant, ateliers, bureaux et parkings, depuis son rachat auprès de la commune par l’inter-communale IDELUX-AIVE. Les priorités opposées montrent bien qu’il ne peut plus y avoir de compromis possible avec les partisans de la croissance, en faveur d’une “zone de grand intérêt économique”, ou d’un développement prétendument durable. Car c’est d’abord le capitalisme qu’il convient d’éradiquer, ainsi que sa logique invasive de dévoration et d’accaparement. Comme on peut le lire dans la Motion de soutien adoptée au 61ème congrès de la Fédération anarchiste réuni à Rennes les 29, 30 et 31 mai 2004 (“Du développement à la décroissance”) :

Si aucune société n’est écologiquement innocente, c’est-à-dire si le développement de l’humanité s’accompagne toujours d’une transformation du milieu, c’est bien la course au profit, à l’accumulation, avec la création continue de besoins artificiels, qui produit une accélération fulgurante de la dégradation des écosystèmes. Le préalable à la mise en œuvre de cette décroissance est donc la disparition du capitalisme.”

La démocratie représentative montre ici encore ses limites et révèle, à Arlon, comme en d’autres lieux, les arrangements entre les pouvoirs civils et les intérêts financiers. Les pétitions et interpellations locales n’ont reçu aucune suite (tout comme, rappelons-le, la consultation populaire en faveur de la sauvegarde du parc Léopold à Namur). Le processus soi-disant démocratique qui assure l’exercice du pouvoir aujourd’hui ne représente ni plus ni moins qu’un dispositif destiné à préserver les intérêts des classes dominantes, des nantis et des puissants. Reprenons les termes de la Motion de soutien adoptée au 61ème congrès de la Fédération anarchiste réuni à Rennes les 29, 30 et 31 mai 2004 :

La deuxième condition [à la mise en oeuvre de la décroissance] est la suppression de l’État, dans la mesure où cette dynamique capitaliste ne s’accélère qu’avec la collaboration des différents gouvernements : multiples subventions, mise en place d’infrastructures, prise en charge par la puissance publique de la formation, de la recherche, des coûts environnementaux, des pertes financières, cadre juridique sur mesure.”

Face à ces diktats, c’est l’action directe qui laisse place aux tractations et négociations : une ZAD a pris place dans la forêt le 26 octobre 2019 pour une durée indéterminée. “Au travers de cette occupation, c’est la  sauvegarde de la Sablière, mais également l’arrêt de l’artificialisation massive des sols et l’accaparement des territoires à des fins privées, en Belgique et dans le monde qui est en jeu”, affirment les compagnons et compagnonnes rassemblées à Schoppach en ce lieu désormais rebaptisé “la Zablière”.

Le groupe belge de la Fédération,anarchiste “Ici et maintenant” se joint donc à cette manifestation légitime de solidarité avec tous les autres lieux et luttes de territoire qui agissent  contre la destruction des écosystèmes et qui articulent enjeux sociaux et écologiques.

Groupe Ici et maintenant

Fédération anarchiste




Ce qui se prépare en Grèce nous inquiète au plus haut point

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Nous sommes inquiets pour nos camarades grecs.

Nous sommes inquiets à la pensée que le nouveau premier ministre Kyriakos Mitsotakis ait décidé d'inaugurer son mandat en frappant un grand coup contre les « anarchistes » et les « cagoulés ».

Nous sommes inquiets de tous ces policiers présents aux alentours du quartier rebelle et solidaire d'Exarcheia.

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