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Groupe belge de la Fédération anarchiste

Quelles leçons tirer de la manifestation “La santé en lutte”

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La manifestation du 13 septembre dernier à Bruxelles pour un refinancement massif du secteur de la santé est subitement revenue sur le devant de la scène médiatique deux semaines plus tard. Non pas que le contenu des revendications ait trouvé soudain un nouvel écho. C’est bien au contraire la forme que la manifestation a prise au travers de l’intervention de la police qui pose problème. Revenons sur les faits !

Au mois d’avril 2020, en plein confinement dû au Covid-19, le collectif « La santé en lutte » lance un appel au rassemblement qui aura lieu après l’été. Suite à des coupes budgétaires successives durant les dernières législatures, le personnel de la santé entend dénoncer la dureté de ses conditions de travail, amplifiée par la crise sanitaire de ces derniers mois et soudainement révélée au grand jour par la surmédiatisation des effets du coronavirus. Durant cette période, il n’est pas inutile de rappeler que les travailleuses et les travailleurs des soins de santé sont présentés comme des « héros » sur le front de la crise, soutenus au quotidien par des applaudissements.

Nous sommes la deuxième semaine de septembre et le grand jour approche. Le collectif s’active sur les réseaux sociaux pour faire circuler une pétition à l’attention de Philippe Close, bourgmestre de la ville de Bruxelles, qui entend interdire tout rassemblement au nom des mesures sanitaires. L’autorisation de manifester est finalement accordée, moyennant quelques règles (pas de cortège mobile, regroupement des manifestants par bulles de 400 personnes et port du masque obligatoire avec distance physique).

Dimanche 13 septembre, 13h00. Un soleil estival chauffe chaleureusement la place de l’Albertine et le Mont des Arts. De nombreux collectifs bien identifiables par leur banderole convergent au son de cris et de chants. Quelques militants, dont des anti-masques, distribuent des tracts aux personnes rassemblées dans l‘attente du début de l’événement. Nous rejoignons un groupe d’une vingtaine de personnes tout de noir vêtues et reconnaissables aux quelques drapeaux noirs arborés fièrement. Un cortège se forme alors et se met lentement en marche sur le boulevard de l’Empereur, scandant des slogans au rythme des percussions. Dans une ambiance festive, les manifestants battent le pavé. Mais le cortège est subitement contraint à l’arrêt quelque 100 mètres plus loin au niveau de la rue des Alexiens. Un important cordon policier, avec casques et boucliers, renforcé de nombreux véhicules, empêche tout passage, badauds et touristes compris. Le cortège à l’arrêt, le carrefour se transforme alors en lieu de fête. Des manifestants dansent au rythme des tambours. Certains lancent des slogans dénonçant la marchandisation de la santé. Tandis que d’autres font gentiment face aux policiers déployés en formation. Après une petite heure d’une confrontation feutrée, les manifestants reprennent le chemin du Mont des Arts où se donnent quelques discours de clôture par des camarades du secteur soignant. La foule se disperse alors, tranquillement. Certains profitent encore du soleil bien présent pour boire un verre et discuter de l’événement. S’il n’y a pas eu de signal officiel, chacun sent que c’est la fin et pense doucement à prendre le chemin du retour. C’est alors qu’un important effectif policier se met en place, avançant en formation serrée vers la place de l’Albertine, bousculant de leur bouclier passants et manifestants, vociférant un mélange de consignes données entre policiers et d’injonctions froides adressées aux gens. Rapidement, deux cordons de policiers en combinaisons antiémeutes, soutenus par d’autres en civil matraques à la main, scindent le Mont des Arts et la place de l’Albertine. Des véhicules et une autopompe sont en position. Parmi les manifestants, la surprise est générale, aussi grande que l’incompréhension. La manifestation prenait fin pourtant… À quoi bon ce déploiement soudain ? Certaines personnes désirent traverser la rue. Elles sont froidement prises à partie. Une rumeur circule disant que la police laisse partir le personnel soignant et vise les « gauchistes ». La tension monte. Elle est palpable. Des chants à l’encontre de la police se répondent de part et d’autre du cordon. « La police déteste la santé » ; « Nous avons soigné ta mère, ton père et ta femme » ; « Tout le monde déteste la police », etc. Sur le Mont des Arts, la police nasse les occupants. Alors que le mouvement se disloquait, marquant une fin des évènements assurée, la police a soudainement redynamisé les ferveurs. La foule s’est faite à nouveau plus dense. Et une question se partage parmi toutes et tous : pourquoi une telle provocation des flics ? Je retrouve certains camarades perdus plus tôt. Ils ont été témoins d’arrestations violentes plus loin dans le centre de Bruxelles. Plaquages, matraquages, arrestations arbitraires. Un camarade a été pris en charge par les « street-medics », la tête ensanglantée. Tandis qu’au Mont des Arts la police se retire soudainement après une demi-heure de confrontation. Un repli aussi soudain que son arrivée qui alimente cette impression que la police voulait en découdre.

Le lendemain, la presse se fait écho d’un rassemblement de 4000 manifestants (voire 7000 selon les sources) qui s’est déroulé sans heurt, dans une ambiance festive. Puis c’est le silence radio dans la presse officielle.

Sur les réseaux sociaux, c’est un autre son de cloche. Des témoignages et des photos circulent, attestant d’une violence policière arbitraire et aveugle en marge de la manifestation. Près de deux semaines plus tard, ce sont des images diffusées par LN24 qui poussent Philippe Close à réagir et à écarter le commissaire Vandersmissen le temps d’une enquête interne. Dans un même temps, la presse relaie des récits de violences policières partagés sur les réseaux sociaux, confrontant la version de la police à celle des manifestants.

Quelles leçons pouvons-nous tirer d’une des premières manifestations post-confinement ?

Tout d’abord que la police joue parfaitement son rôle de déclencheur-catalyseur de violences. Légitimée par son statut, la police se donne le droit de créer de la tension, d’intervenir par la répression et d’agir de telle sorte qu’elle va à l’encontre des mesures sanitaires (arrachage de masques de manifestants ; regroupement des manifestant en nasse générant une proximité inutile). En somme, la police crée les conditions même de son existence dans un cycle de tension-violence-répression auquel elle participe activement. À nouveau, la police nous démontre que son intérêt ne réside pas dans la défense du peuple mais dans le maintien d’un ordre tel qu’il est définit par l’État oppresseur. Accessoirement, devons-nous nous inquiéter du fait que les manifestants de la gauche radicale soient ostentatoirement pris pour cible lors du déploiement policier ? Et si cette confrontation avait dégénéré, n’aurait-ce pas été cette même gauche radicale qui aurait été tenue responsable des heurts ? Il n’y a qu’un pas à franchir pour penser qu’il s’agit là d’une stratégie délibérée de la police afin de diaboliser les mouvements libertaires.

La seconde leçon réside dans le pouvoir des réseaux sociaux et l’usage des images privées qui y sont relayées. C’est en effet la force des témoignages et des images prises par les manifestants qui a permis de mettre à jour le comportement provocateur et violent de la police, ainsi que les révélations de dérives telles que la présence d’un civil en train de gazer un manifestant en présence du commissaire Vandersmissen. Plus généralement, les photos ou vidéos prises individuellement grâce à l’usage des smartphones et diffusées récemment constituent autant de preuves du comportement raciste, sexiste et arbitraire d’une police qui se sent légitime d’utiliser la violence de façon unilatérale. Rappelons également que ce sont d’autres images qui sont à l’origine de l’affaire Chovanec, mettant crûment à jour la mise en scène d’un salut nazi pendant qu’un homme est en train de mourir, le tout réalisé par la police aéroportuaire de Charleroi. Si chacun de ces actes, une fois révélé au grand jour, est condamné par les autorités policières et politiques, qualifiés d’actes isolés et impardonnables, il reste néanmoins bon nombre de situations laissées à la lueur des réseaux sociaux, sans condamnation aucune et qui démontrent la propension évidente de la police à l’usage de la force, de la violence verbale et physique, du profilage ethnique ou politique, d’intimidations et de provocations, etc. Afin de poursuivre dans cette prise de conscience massive que la police n’est que le bras armé d’un État oppresseur, nous ne pouvons qu’encourager ces initiatives individuelles de prendre en image la police en flagrant délit de répression. Nous en avons le droit, jouissons-en !

La leçon la plus importante reste avant tout la mobilisation qu’a pu mettre en œuvre le collectif « La santé en lutte ». Nous étions en droit d’espérer un soutien massif de la population suite à la mise en évidence par les médias des conditions de travail dans les hôpitaux durant la période de confinement. Si quelques milliers de manifestants semblent peu face à l’importance des enjeux, le collectif préfère tirer un bilan positif de cette manifestation1 et encourage à rejoindre les actions à venir afin de faire entendre leurs revendications2. Cela peut être notamment en participant à leur prochaine assemblée générale du 15 octobre à Bruxelles3. Quant au collectif, créé au printemps 2019, nous nous réjouissons qu’il soit le résultat du rassemblement des travailleuses et des travailleurs de la santé, qu’il revendique une autonomie et un mode d’organisation en assemblée et qu’il décide de l’agenda de ses actions sans se soucier de l’aval des syndicats et des partis politiques. Parce qu’il défend des soins de santé humains et solidaires, tout en dénonçant la logique comptable et marchande qu’imprime le Capital dans les structures de soin, le groupe Ici et Maintenant soutient le collectif et les actions de « La santé en lutte ».

Groupe Ici & maintenant de la Fédération anarchiste

1 Voir le communiqué du collectif via le lien suivant: https://lasanteenlutte.org/bilan-de-la-manifestation/

2 https://lasanteenlutte.org/nos-revendications/

3 https://lasanteenlutte.org/assemblee-generale-nationale-de-la-sante-en-lutte/

L'extrême-droite est criminelle

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Le groupe Ici & maintenant de la Fédération anarchiste est signataire du communiqué de Stand up ! Nous appelons en outre à rejoindre la contre-manifestation à Bruxelles le dimanche 27 septembre, à 14h, à la Gare Centrale, ainsi qu'à la manifestation des antifascistes grec·que·s, le samedi 3 octobre à 14h, à la Gare Centrale.

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Ici et maintenant avec le mouvement “La santé en lutte” le 13 septembre 2020

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Toutes et tous au côté des travailleurs et travailleuses de la santé ! On les a applaudi tous les soirs à 20h. Ou on ne l’a pas fait, non pas parce qu’on les jugeait indignes de notre respect et de notre considération, mais parce qu’on se disait que les applaudissements ne devraient pas voiler les vrais problèmes. Problèmes partagés par toutes et tous, engendrés par des décennies de politiques néolibérales, de coupes budgétaires, dans le secteur de la santé et dans la sécurité sociale.

Il est temps d’agir pour améliorer les conditions de travail du personnel de la santé. Pas de travailleurs ni de travailleuses victimes d’une charge de travail insurmontable, pour compenser des moyens humains et matériels réduits au nom de l’économie et de la logique de marché !

Il est temps de manifester notre soutien solidaire au personnel mobilisé. Pas de revendications communes sans mobilisation ! 

Il est temps d’exiger, de rappeler, le droit à disposer de services de santé publique gratuits et de qualité, pour toutes et pour tous. Pas de médecine à deux ou trois vitesses ! 

Il est temps de s’opposer aux mesures de contrôle et de traçage. Pas de société autoritaire et antidémocratique !

La primauté de l’économie sur le modèle capitaliste sur tout le reste, y compris la vie humaine, a conduit un gouvernement bricolé à la va vite devant l’absurdité confondante de se montrer inapte à procurer au personnel soignant le matériel de protection approprié, de tester la population, et de provoquer un abandon innommable des personnes vivant en maison de repos. 

Ce gouvernement ne peut être le bouc émissaire de nos colères. Nous anarchistes pensons que les conséquences de cette situation doivent être imputées à un système qui s’est égaré depuis longtemps. Un état qui reste décisionnaire tout en calquant ses décisions sur des impératifs de gestion et de rentabilité, sous l’influence toujours plus délétère des mécanismes et pratiques néolibérales. 

Il faut en finir avec ces politiques qui font passer les profits avant la vie humaine. Il faut renforcer la santé et la protection sociale pour une société juste, égalitaire et fondée sur une organisation autogérée. Le monde d’après ? Ben tiens, c’est rigolo, ça. Le monde d’après, c’est le programme des anarchistes depuis des lustres ! 

Soyons nombreuses et nombreux à participer à la Grande Manifestation de la Santé-Grote Betoging voor Gezondheid, ce dimanche 13 septembre, on descend dans la rue ! Pensez à porter un masque pour veiller à la santé de tous et toutes.

Denys-Louis Colaux - L'ami s'est esbigné

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Ce jeudi 23 juillet, Denys-Louis Colaux nous quittait. L’écrivain belge, le nouvelliste, le poète, le chic type, le provocateur flamboyant, l’aminche talentueux.

Denys-Louis Colaux était un épisodique compagnon de route de l’anarchie. Intéressé qu’il était par la proposition libertaire. Il regardait ça d’un œil bienveillant. 

Indiscutablement, sa classe littéraire était reconnue. Comme son ingéniosité, son travail et son inspiration. De l’émeraude !

Son œuvre poétique lui a notamment valu en 1994 le prix Émile Polak de l’Académie royale de langue et littérature françaises de Belgique, pour l’ensemble de son œuvre. En 1998, il reçoit le prix Frans De Wever pour son recueil de poèmes Le galop de l’hippocampe (Les Éperonniers). En tant que romancier, il a été finaliste du prix Rossel (événement majeur de la vie littéraire en Belgique) pour Le fils du soir, paru aux Éperonniers en 1998. Premier Prix concours «Un auteur / Une voix», Radio Télévision Belge francophone (RTBF), 1998. 

On lui doit aussi un important travail autour de la réalisatrice Nelly Kaplan : Nelly Kaplan, portrait d’une flibustière, Dreamland, 2002.

Mais le gaillard a des répulsions ! 

Il a un goût prononcé pour la bouffonnerie et le doute. Certes ! Une misanthropie dans le plus pur style individualiste. D’accord. Mais, il balance aussi ses glaviots. Il sème les gnons. Il t’harponne. Il souhaite secouer le cocotier ! 

En 1995, on lui décerne le Premier Prix Concours « Scénarios contre le racisme et l’extrême-droite », Romulus Films & Horizon 2000. Tu vois où je veux en venir ? Il soutiendra des événements antifascistes. Le racisme et la connerie des zigues lui mettaient le cerveau de traviole. 

Avec Verdun, il reçoit le Grand Prix de la Communauté française de la nouvelle 1999. Un pamphlet antimilitariste. Un gars dans la boue des tranchées. Envapé. Un rythme haché et sec. Rarement égalé. On dégueule sa guerre. 

Compagnon de route donc. En 1993, Il participe à La journée libertaire qui se tient à La Louvière. Une intervention poétique en compagnie de l’écrivain français Guy Ferdinande. A Écaussinnes et au 65 rue du Midi/Bruxelles, Il viendra causer avec Marc Wilmet de « Georges Brassens libertaire ». On peut le lire parfois dans le mensuel belge Alternative Libertaire.

En novembre 2012, à La Louvière, le jeune Papa Becaye Ba est agressé en raison de sa couleur de peau, il est tabassé à mort. Denys sort une carte blanche (1). Poignante, rageuse. Il file une toise à cette société qui permet le lynchage. Il nous met en garde. Attention aux duchnoques ! Gaffe à la résignation. À la banalisation.

Alors oui, sans jamais se rallier complètement, il sera un généreux complice. Un partenaire dévoué « des fils de la chimère/des assoiffés d'azur/des poètes/des fous.» (2)

L’ami s’est esbigné et c’est dur à encaisser. 

Sandro Baguet


1) http://www.lejim.info/spip/spip.php?article316

2) Les oiseaux de passage, texte de Jean Richepin, chanté par Georges Brassens


Travailleurs kleenex – merci Avery Dennisson !

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L'usine européenne Mactac / groupe Bemis a été implantée à Soignies (Belgique) en 1967. Durant plusieurs décennies, Le nombre du personnel oscille entre 300 et 700 personnes. Durant les années 1990/2000, on compte quelques dizaines de licenciements. Néanmoins, les ouvriers & les militants syndicaux engagent quelques batailles afin d'obtenir de nouveaux droits et quelques conquêtes intéressantes.

2014, Bemis revend à Platinum Equity, un fonds d'investissement privé basé en Californie, l'usine sonégienne Mactac. Le montant s'élève à 170 millions de dollars.

Avril 2015, Platinium Equity annonce un plan de licenciements. 175 emplois sont perdus. fermeture complète de la filiale de Genk.

2016, Avery Dennison (30.000 salarié(e)s dans plus de 50 pays) annonce un accord définitif visant à acquérir les activités européennes de Mactac auprès de Platinum Equity pour un prix d'achat de 200 millions d'euros , en ce compris les dettes opérationnelles et sociales.

2018, gros coup de promo dans la presse, On parle même de renaissance, de miracle! Le site de Soignies devient en termes d'emplois la plus grosse unité européenne du  groupe américain Avery Dennison, avec à la clé, la « création » de quelque 250 emplois....

Une armée de CDD font leur entrée. Pression, stress, chantage à l'emploi sont leur quotidien. Les accidents de travail montent en flèche...

Dans le même temps, on engage à Soignies et on délocalise en Allemagne ! En fait c'est un transfert de production : Avery Dennison va fermer son usine située à Schwelmer dans laquelle travaillent 400 personnes. Dehors ! Circulez, y a rien à voir !

2019, Rodange au Luxembourg, le 2 octobre, Avery Dennison inaugure l'extension de son site de production clôturant ainsi un projet de 65 millions de dollars visant à renforcer son implantation industrielle en Europe. Cet investissement est l'une des plus importantes initiatives opérationnelles d'Avery Dennison de ces dernières années...

Comme une impression..

Juin 2020, la direction annonce la réduction de capacité à Soignies, environ 220 emplois seraient affectés dont approximativement 135 contrats à durée déterminée... 

Pourtant les sommes avancées dans les communications de la multinationale filent le vertige :

- résultat du premier trimestre 2020: les ventes nettes sont de 1, 72 milliard de dollars

- le chiffre d'affaires était de 7, 1 milliards de dollars pour l'année 2019

En mars, dans les usines, les grandes surfaces ou les hôpitaux, nous étions des héroïnes et héros. On bossait pendant la crise Covid19. Avec courage, nous faisions tourner la société ou nous nous occupions des autres. En juin, juste des travailleurs kleenex, dommages collatéraux insignifiants de la gestion libérale, des délocalisations et de la guerre entre monopoles capitalistes.

Ces consortiums et cartels sont des ententes ou groupements de capitalistes qui se constituent à partir d'un niveau élevé de concentration de la production et du capital. Sur le plan économique, la domination des monopoles se traduit par l'obtention de superprofits. 

L'activité des monopoles, des multinationales, entraîne l'aggravation de toutes les contradictions du capitalisme, notamment entre le caractère social de la production et la forme capitaliste privée de l'appropriation des richesses et des résultats du travail. 

Ça va souvent à l'encontre des intérêts des pays où ils opèrent et a pour conséquence une intensification de l'exploitation des travailleuses et travailleurs. Non ?

Banlieue Rouge, Groupe Ici & maintenant de la FA


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